A cappella
Mathilde Dam Hansen
I don’t have many muscles, 2024 impression laser sur papier, 29,7x21cm
Je n’ai pas beaucoup de muscles mais je sais prendre des précautions. Hep, hep, hep. Je suis
fort·e. Seul·e, certes, mais au sommet du sommet et endurant·e. Le soleil de l’après-midi est faible mais il
expose le désordre. Le dimanche nous ramène ce qu’il ramène toujours : autoradio et cris, violons
et copulation. Avant que la semaine ne commence. Je suis fou·folle de ce Lieu. Jusqu’à mercredi il
n’y a pas de chaperon.nes. Ensuite, c’est le ciel bleu jusqu’à samedi. Un nouveau cycle commence alors.
Le désordre a été trié. Les arbres ont été coupés, les tubes ont été changés, les trous dans la
salle de bain ont été carrelés. Iels en veulent encore. Ceci ? Oui, un ou deux d’entre ell·eux.
Iels s’en débarrasseront dans une minute, mais iels en auront peut-être besoin demain. Mais ce n’est pas la peine de le laisser comme ça.
je devrais probablement le vider
oui, sinon elle va se calcifier avec le temps
mais ce n’est pas si rapide
oui ! regardez à quelle vitesse le cuivre des pièces d’un centime s’est oxydé
c’est vrai
est-ce qu’elle peut rester enroulée comme ça ou est-ce qu’il va se froisser ?
je ne pense pas
il a été transporté comme ça
oui, mais il n’est probablement destiné qu’à une courte distance et il a déjà été laissé à l’abandon
depuis deux jours
c’est peut-être mieux
de toute façon, n’oubliez pas de la fermer à cause du vent et de la pluie
sinon il sera mouillé là -haut
bien sûr
construisons quelque chose, mĂŞme si nous avons peu de muscles
Mathilde Dam Hansen, I don’t have many muscles, 2024 (traduit de l’anglais)
photographies Sébastien Verdon