CIRCUIT
Centre d’art contemporain
9, av. de Montchoisi
(accès quai Jurigoz)
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A propos de Circuit

Pourvu qu'elles soient douces

Simon Nicaise

une proposition de Lionnel Gras et Circuit

Vernissage le vendredi 29 janvier 2016 à 18h00
Ouverture du 30 janvier au 27 février 2016

je-ve-sa de 14h-18h et sur rendez-vous

simonnicaise.com

Par son titre, l’exposition personnelle de Simon Nicaise au Centre d’art contemporain Circuit communique avant tout un désir : celui de l’échange et de l’invitation.

Convié à formuler souhaits, images et désirs dès le seuil de l’exposition, le public est sollicité à participer mentalement aux oeuvres de l’artiste. Son expérience de la durée est intensifiée par le mouvement réel ou suggéré – mental, verbal, mécanique et temporel – particulièrement présent dans le travail que Simon Nicaise développe dans les champs de la sculpture et de l’installation.

Construite sous le signe du déroulé, à l’image d’une cérémonie, l’exposition "Pourvu qu’elles soient douces" entend actualiser un ensemble d’oeuvres existantes de l’artiste tout en proposant des sculptures in-situ et inédites. Nombre des oeuvres présentées dans l’espace d’art, composées notamment de matières organiques et minérales, sont amenées à évoluer dans le temps de leur exposition. D’autres témoignent de processus de transformation lents ou fulgurants.

Initiée à la suite d’une recherche menée sur l’identité et la différence, l’exposition vise à présenter les oeuvres dans une perspective inédite et une visibilité maximale. L’artiste – qui envisage une partie de sa pratique sous l’angle de l’emprunt et de la collection – a souhaité développer un projet articulé autour de la question de l’original et de la répétition. Attestant régulièrement d’une certaine ambivalence entre le mécanique et le vivant, les oeuvres, à la fois mues par une énergie autonome et parfois menées au bord de l'extinction, ont peu à peu conduit la réflexion à se déplacer de l’identité de l’auteur à celle des objets.

L’exposition sollicite l’original mais il s’agit d’un original mis à distance. Elle réunit, simultanément sur le mode du temps présent et du souvenir, l’ensemble des versions d’une même oeuvre dans un même espace. Chaque exemplaire est ainsi confronté à ses doubles en une seule manifestation.
Ce qui est implicite – ou simplement et traditionnellement mentionné sur un cartel ou un inventaire, à savoir le nombre d’exemplaires – est rendu matériellement explicite.

Pourvu qu’elles soient douces propose une appréhension unique du travail de l’artiste qui, d’ordinaire, est rendue quasiment impossible (par le cycle de vie des oeuvres naturellement amenées à être isolées et dispersées) ou réservée à des lieux tels que le stock ou l’atelier. Le double – qui, par définition, est à la fois lui-même et un autre – est envisagé non seulement comme un objet de réflexion mais également comme un objet d’expérimentation sensible. Dans ce projet qui s’intéresse aux formats des oeuvres et à leurs modes de (re)production, la multiplicité est préférée à l’unicité, le sentiment de « déjà-vu » à l’exclusivité, l’accumulation à la rareté, la dépendance à l’autonomie.

L’exposition présente un seul état d’existence pour plusieurs pièces et plusieurs états d’existence pour une même pièce. Les oeuvres sont organisées dans un dispositif holistique qui s’apparente à un rituel, tout en étant sujettes à une certaine forme de désacralisation ; l’accrochage emprunte également aux entomologistes ou aux conservateurs de musées leur style méthodique et exhaustif.

Dans un geste de soustraction et d’accumulation, une installation in-situ, constituée par le matériau même de l’espace d’exposition, s’attache à fragiliser matériellement le cadre tout en augmentant sa portée signifiante. L’artiste, qui se définit avant tout comme sculpteur, envisage régulièrement le lieu dans lequel il intervient, dans un principe d’équivalence avec les matériaux de la sculpture.

Simon Nicaise entretient un rapport affectif autant avec ses oeuvres qu’avec les références et figures artistiques qu’il met en jeu dans son travail. Cette charge émotionnelle, manifeste dans ses réalisations, ne craint pas la déstabilisation, qu’elle soit littérale ou symbolique. Ainsi, dans cette exposition, il est autant question de voeu et de promesse que de déception et de menace.

Un recueil conçu pour l’occasion par Fabian Boschung, Gilles Furtwängler et Lionnel Gras accompagne l’exposition. Les textes - prières, poèmes, portraits et injonctions - dialoguent avec les oeuvres à travers un ensemble de tonalités, d’images et de notions librement convoquées. Ils se présentent davantage comme de possibles évasions et citations sauvages que comme un commentaire classique de l’exposition. Traversée par des occurrences sonores, la publication fait écho à la musique de chambre composée par Simon Nicaise pour ses oeuvres et destinée à être diffusée dans l’espace de Circuit, exclusivement la nuit, comme une rumeur.

Lionnel Gras & Gilles Furtwängler

liste des pièces

Deux éditions circuit ont été produites et publiées à l’occasion de l’exposition Pourvu qu’elles soient douces:

Chenets, 2016
Simon Nicaise
Mortier réfractaire armé, peinture haute température
2 × [22 × 15 × 46,5 cm]
9 exemplaires, 550.- CHF la paire

Dis coucou chéri
Textes de Gilles Furtwängler et Lionnel Gras
Edition Circuit, Lausanne et Scapula, Genève

« Le poids des mots, le choc des photos », c’était la devise du fameux magazine qui un moment porta comme nom Le Match de la vie. Cette formule, c’était à l’époque de la télévision. Plus tard, on lui préférera la réclame « La vie est une histoire vraie », énoncé remettant un peu de passion dans l’expérience de lecture de notre monde pop. Nouveau siècle, nouvelle vie ? On aurait tort de s’y méprendre, pourtant Gilles Furtwängler et Lionnel Gras concentrent un bataillon d’usages et de pratiques discursives dans un fougueux ouvrage qui agit comme caisse de résonance des oeuvres sculpturales du jeune artiste français.

Dis coucou chéri aligne les perles comme les prières entre deux bruissements hors champs, crayonne des personnages et recompose des injonctions issues du terrain. En bichromie, les auteurs dégagent de l’exposition de Simon Nicaise des tons et lexiques communs et polyphoniques, du désir à la violence, de la soumission au soulèvement, de l’être à l’objet. Un face-à-face intense entre l’artiste et la critique d’art qui excellent dans ce petit best of de réalité urgente. En 60 pages immersives conviant personnages réels ou fantasmés, Dis coucou chéri exhale un jeu d’appropriations et lègue un témoignage « culture choc » à l’heure du silicium et de la fin du mini-jack. Une histoire vraie, notre histoire, en mots mais sans photo. La vie, la vraie, sans confort.

Julien Gremaud

Biographie:
Simon Nicaise (né en 1982 à Rouen, vit à Paris) est diplômé de l’École des Beaux-Arts de Rouen en 2008. Lauréat du Prix Jeune Création en 2009 puis du Prix Sciences-Po pour l’art contemporain en 2011, il participe à de nombreuses expositions personnelles et collectives dans des galeries, institutions et centres d’art en France et à l’étranger (Allemagne, Belgique, Suisse, Lituanie, Thaïlande). Son engagement associatif l’amène à créer et diriger avec Morgane Fourey la Stork Galerie à Rouen de 2008 à 2011, puis à fonder en 2012 la web radio *DUUU - Unités Radiophoniques Mobiles dont il est membre du comité de pilotage.

Cette exposition est possible grâce aux soutiens de l’Institut français et de AC Communication

Circuit bénéficie des soutiens de la Ville de Lausanne, de l’État de Vaud, de la Fondation Alfred Richterich, Ernst und Olga Gubler-Hablützel Stiftung, du Pour-cent culturel Migros, de la Banque Cantonale Vaudoise, de la Loterie Romande, de la Fondation Casino Barrière de Montreux et de Profiducia Conseils SA

Vernissage le vendredi 29 janvier 2016 à 18h00
Ouverture du 30 janvier au 27 février 2016

je-ve-sa de 14h-18h et sur rendez-vous

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